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7) Une récente étude sur l'origine du cacao cultivé par les Mayas.

Le cacao Criollo (Theobroma cacao ssp. cacao) était cultivé par les Mayas voici plus de 2500 ans.
D'aucuns ont suggéré que ce cacao était originaire d'Amérique centrale, d'où il aurait évolué indépendamment des variétés du bassin amazonien.
Les cacaoyers de cette dernière région font partie du second groupe morphogéographique, à savoir le Forastero, et sont associés au cacao Theobroma ssp sphaerocarpum.

Pour mieux connaître l'origine et la base génétique du Criollo d'Amérique centrale, des analyses ont été effectuées sur un échantillon, en évitant soigneusement de mélanger le Criollo pur avec du Criollo susceptible d'avoir été hybridé avec des gènes de Forastero.
Ces deux types sont appelés Criollo "ancien" et "moderne".

A la différence d'études précédentes, celle-ci a constaté que l'ancien Criollo autrefois qualifié de "sauvage" formait un groupe étroitement apparenté avec l'ancien Criollo d'Amérique du Sud.

Les anciens cacaoyers Criollo étaient également plus proches des Forastero colombiens/équatoriens que ces derniers ne l'étaient d'autres types de Forastero sud-américains.

Le groupe de l'ancien Criollo ne présentait guère de diversité génétique.

Les résultats suggèrent que les différents types d'ancien Criollo représentent le groupe Criollo original.

Ils impliquent également que ce groupe ne constitue pas une sous-espèce distincte et qu'il est probablement issu de certains types sud-américains, qui ont pu être disséminés par l'homme (ou des animaux) au sein de l'Amérique centrale.

Le cacao de la forêt pluviale du Lacandon s'est avéré identique, à l'échelon moléculaire, aux types cultivés par les Mayas (ceux retrouvés dans les cénotes du Yucatan, de la côte Pacifique du Mexique et du Belize) ainsi qu'aux variétés des régions du sud-ouest du Venezuela et du nord-est de la Colombie.

La population d'arbres retrouvée dans la forêt pluviale du Lacandon ne devrait donc pas être considérée comme sauvage ni originaire de cette région.

Un autre élément à prendre en considération réside dans l'absence de preuves de la présence de Theobroma dans les forêts du Chiapas avant la colonisation humaine.

De plus, des vestiges de la civilisation maya ont souvent été retrouvés dans la forêt pluviale du Lacandon. Par conséquent, la présence de cacaoyers Criollo dans la forêt du Lacandon pourrait indiquer que les Mayas y ont cultivé du cacao.

Comme les anciens cacaoyers Criollo sont davantage apparentés au Forastero de Colombie et d'Equateur que ces derniers ne le sont à d'autres Forastero de Guyane française, de l'Orénoque, de la Basse Amazonie ou de certaines variétés du Pérou, le groupe Criollo ne constitue pas une sous-espèce distincte (ssp cacao) par rapport à celle qui inclut les individus d'Amérique du Sud (ssp sphaerocorpum).
En fait, tout porte à croire que l'origine du nom Forastero est récente.

Classification des espèces.

Comme les écarts génétiques entre certains Forastero sont équivalents à ceux observés entre certains Forastero et l'ancien Criollo, la classification du cacao basée sur le Criollo et le Forastero ne repose sur aucune base génétique.

En effet, cette classification, proposée pour la première fois par Morris (1882), était simplement fondée sur les termes utilisés par les producteurs de cacao vénézuéliens.

A cette époque, le terme "Criollo" était utilisé pour établir une distinction entre l'arbre cultivé localement, qui porte une cabosse de forme spécifique, et la variété étrangère.